Projet Cameroun - page 2

ÉTUDE DES PLANTES ALIMENTAIRES SAUVAGES UTILISÉES PAR LES PYGMÉES DE LA RÉGION DE DJOUM AU SUD CAMEROUN ET RÉALISATION D'UN GUIDE À L'USAGE DES POPULATIONS

PAR VICTOR KÉMEUZÉ

Les plantes ont toujours été à la base de l'alimentation de l'homme. Les premiers humains ne vivaient que des produits issus de la cueillette et de la chasse, puis au fil des temps, l'agriculture s'est installée, favorisant le délaissement des plantes spontanées. Aujourd'hui l'un des dangers majeurs qui guette la forêt est l'agriculture car chaque année en Afrique, de nombreux hectares de forêt sont transformés en plantations. Avec le brassage des civilisations, la consommation des plantes sauvages de nos jours, est de moins en moins courante, suite à la modification des m_urs alimentaires.

Les forêts camerounaises sont extrêmement riches et diversifiées. J'ai eu le privilège d'accompagner le Dr François Couplan lors de son séjour au Cameroun, dans le Sanctuaire à gorilles de Mengamé (Sud-Cameroun). J'en ai beaucoup appris. Cette expédition m'a fait découvrir les richesses de cette zone forestière. C'est lors de ce voyage que mon envie de découvrir les nouvelles recettes culinaires à base des plantes sauvages est née. Au cours de ce voyage, j'ai eu l'occasion de déguster des mets qui m'étaient jusque là inconnus, par exemple un café traditionnel à base de plantes.

Foorêt équatoriale camerounaise

Ces forêts renferment des potentialités alimentaires extraordinaires. La connaissance de ces trésors nutritifs pourrait s'avérer utile au cas où il serait nécessaire de survivre... ou d'éviter de s'encombremer avec les boites de conserve. Le fait de savoir qu'il est possible de se nourrir n'importe où dans la nature nous a rappelé une fois de plus l'importance de la flore sauvage.

Les Pygmées maîtrisent mieux que quiconque la forêt. Autrefois, ce peuple ne vivait que de la chasse et de la cueillette. Malgré l'évolution des mentalités et le déplacement des populations, on rencontre encore quelques campements de Pygmées dans la forêt de Djoum. Ces groupements ont su garder l'héritage de leurs ancêtres. Nous recueillerons chez eux des informations susceptibles de répondre à nos attentes, à savoir modifier positivement l'alimentation au Cameroun.

Construisons ensemble ce rêve. La réalisation de ce travail se heurte à un manque de moyens financiers. Quel que soit ce que vous donnerez, il nous permettra d'avancer dans la réalisation de ce projet.


But du travail

Notre travail consistera à recenser, documenter et vulgariser les potentialités alimentaires ainsi que certaines recettes de la forêt de Djoum, localisée sur le bassin du Congo, deuxième plus grand massif du monde après celui d'Amazonie.


Site d'étude

Djoum est une localité du Département du Dja et Lobo, situé dans la province du sud, domaine de la forêt dense humide mixte (constituée d'espèces de forêt toujours verte et forêt semi-décidue).Elle a la particularité d'abriter à la fois une population bantoue et une population pygmée aux traditions très riches et diversifiées.

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dernière mise à jour le mercredi 11 mai, 2005 1:02