Cameroun : des plantes pour les hommes Sauver les traditions de cueillette pour le bien-être des populations locales Lors de mon dernier voyage au Cameroun, où j'étais parti étudier les usages traditionnels des plantes, j'ai rencontré à l'Université de Yaoundé, le Professeur Nkongmeneck, botaniste, l'un des meilleurs connaisseurs de la forêt équatoriale d'Afrique centrale. Mon projet de recenser les plantes alimentaires du Cameroun l'intéresse beaucoup. Il se rend compte que l'immense patrimoine végétal lié à la cueillette est en péril et qu'il importe de le préserver. D'autant plus que les nombreuses plantes comestibles locales présentent un apport nutritionnel extrêmement important pour la population. Nous avons donc décidé de commencer à récolter des informations auprès des habitants de la forêt du sud-Cameroun puis d'en faire la synthèse et de réaliser par la suite une publication destinée à la population dans le but de propager ces connaissances traditionnelles en voie de disparition. Il faut noter que partout dans le Tiers-Monde est en train de se produire le phénomène que nous avons connu en Europe depuis un siècle ou deux : les cultures traditionnelles, jugées obsolètes, sont rapidement remplacées par le modèle occidental. L'alimentation, en particulier, subit d'énormes changements allant systématiquement dans le sens de la malnutrition - y compris dans nos pays riches. Je voudrais penser que ce phénomène n'est pas inéluctable. Aussi ai-je consacré mon existence depuis trente ans à l'exploration du monde végétal et à la diffusion de mes découvertes afin que chacun puisse profiter de l'apport des plantes sauvages comestible dans sa vie. Vous aussi pouvez contribuer au mieux-être de l'humanité. Pour mener à bien notre projet camerounais, le Professeur Nkongmeneck et moi avons décidé de confier à un jeune étudiant en botanique, Victor Kémeuzé, le soin de réaliser l'étude des plantes de la forêt équatoriale. Nous nous sommes rendus ensemble sur le lieu choisi, le sanctuaire de gorille de Mengamé, à la frontière du Gabon. Je suis resté sur place avec Victor pour le former au recueil d'information... et pour m'abandonner au plaisir puissant de vivre quelque temps dans une nature encore vierge, peuplée d'éléphants et de panthères, d'arbres immenses et d'innombrables plantes nourricières. Mais pour mener à bien son projet, Victor a besoin d'argent ! L'Université de Yaoundé ne possède pas les fonds nécessaires (le salaire d'un professeur en titre y est bien inférieur au SMIC) et la recherche de financements internationaux est un parcours long et difficile - sans garantie de réussir car partout les budgets fondent comme les glaces du pôle... J'ai donc pensé à présenter ce projet sur mon site, en espérant qu'il vous intéressera et que vous aurez à coeur d'y contribuer, selon vos moyens (pour savoir comment faire, cliquez ici). L'argent que vous ferez parvenir à notre association "Les jardins de Koubalan", qui avait par le passé aidé un jeune agriculteur sénégalais à s'installer dans son village, sera intégralement transmis au Professeur Nkongmeneck qui le gèrera au mieux. Mais laissons la parole à Victor qui vous présente son projet dans les pages suivantes.
dernière mise à jour le dimanche 20 août, 2006 10:28 |