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Livret
survie - page 4 |

LA
PRÉPARATION
Il
n’y a pas de mystère : mieux vous serez préparés,
plus vous profiterez de la survie, et plus elle sera « douce ».
La
préparation dépendra bien entendu de vos
capacités physiques et de votre vie quotidienne. Un
sédentaire d’un certain âge devra se préparer
plus longuement (attention, pas plus intensément) qu’un
jeune randonneur. Mais n’oubliez pas que la préparation
doit aussi avoir lieu dans la tête.
Pensez aux points suivants:
Il
nous arrivera parfois de marcher 10 km ou plus au cours d’une journée,
avec un sac sur le dos.
Profitez
de vos week-ends pour aller randonner. Si vous le pouvez, évitez de prendre votre voiture ou les transports
en commun pour vous déplacer en ville: marchez ou circulez à vélo
(vous irez d’ailleurs peut-être plus vite ainsi...).
Faites du jogging sans forcer - c’est l’endurance
qui compte. Ne prenez pas l’ascenseur, etc.
Pour
s’assouplir, rien de tel que le yoga, école
de détente et de relaxation. Mais n’omettez pas
la bonne vieille gymnastique sous ses diverses formes. La respiration
de la marche, surtout dans les montées, est particulièrement
importante à travailler.
Chargez-le
progressivement et augmentez la longueur de vos balades jusqu’à quelques randonnées ”grandeur
nature”. Vérifiez avant le départ que la
charge y est répartie de façon équilibrée.
Commencez
par les graisser soigneusement pour les assouplir,
puis faites-les à votre pied en les portant (chez vous,
en ville, en week-end...) une demi-heure, une heure puis progressivement
toute la journée. Vous devriez y être ”comme
dans des pantoufles !
Exposez-vous
peu à peu, pas plus d’un quart
d’heure par jour au départ, sans rester immobile.
Puis augmentez la durée. Tout dépend bien sûr
de votre type de peau.
Evitez
de vivre en hiver dans des locaux surchauffés,
et de vous couvrir à l’excès lorsque vous
sortez. Mettez souvent à profit les bienfaits des douches
froides.
N’ayez pas peur de vous faire mouiller à l’occasion,
dans la mesure où vous pourrez assez rapidement vous
sécher et changer de vêtements.
Commencez
par laisser vos fenêtres grandes ouvertes
la nuit, quel que soit le temps... ou presque! Entraînez-vous à dormir
dans votre jardin ou dans celui d’un ami, puis à bivouaquer
au cours de vos week-ends.
* se nourrir différemment
Un
point très important, vu tout ce qui est lié à la
nourriture sur les plans affectif, culturel, psychologique,
etc. Essayez de réduire progressivement la viande en
consommant davantage de légumes, des céréales
complètes et des légumineuses de qualité biologique
si possible. Supprimez de temps en temps les produits laitiers
et le vin et tâchez d’éliminer les stimulants,
que vous savez être néfastes : café, tabac
et alcool. Pas forcément facile, mais vos papilles risquent
de retrouver une seconde jeunesse... et vous avec!
Diminuer
la quantité de nourriture ne vous fera sûrement
pas de mal. Et pourquoi ne pas faire l’expérience
d’un jeûne bien conduit (procédez par paliers).
Attention en particulier à la reprise alimentaire.
Retrouvez le vrai goût d’un aliment
- et pour cela, il faut avoir vraiment faim!
Même si vous allez partir en groupe, il est bon de
faire l’expérience de la solitude. Elle seule
nous permet vraiment d’observer ce qui nous entoure et
de trouver le contact avec soi-même. Vous apprendrez
ainsi à voir en face certaines de vos peurs. C’est
le premier pas pour vous en affranchir. Les réprimer
ou les juger ne sert à rien: vivez avec elles, discutez-
en avec vos amis et, lorsque vous serez prêts,
elles auront disparu...
Vous
n’arrivez pas à trouver le temps? Méditez
cette parole: ”qui veut faire quelque chose trouve un
moyen, qui ne veut pas trouve un prétexte...”
Il
est facile de se prendre au jeu. Ce qui n’était
qu’une simple préparation à des vacances
hors du commun peut fort bien devenir une habitude de vie.
Pas si désagréable d’ailleurs que certains
voudraient le faire croire, confondant vie saine et ascèse: « vivere
parvo » ne s’est jamais traduit par ”vivre
triste”. C’est même plutôt tout le
contraire !
Si
vous aimez vraiment la vie en pleine nature, vous verrez
qu’il est possible de retrouver un peu - beaucoup! -
de cet émerveillement et de ce bien- être dans
votre vie quotidienne.
Vous
avez tous les atouts pour découvrir que la « survie »,
c’est la vraie vie !