Stage de survie douce - Vivre en harmonie avec la nature - page 3

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Plantes sauvages comestibles et médicinales…

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Vivre en harmonie avec la nature - page 3

* le changement de nourriture…

…sera très probablement la première difficulté. Ce que vous mangerez sera très différent de votre alimentation habituelle et peut-être votre organisme y réagira-t-il car les plantes sauvages sont souvent fortes.
Vous aurez sans doute faim. La quantité sera très nettement moindre que dans votre vie de tous les jours, mais vous savez bien que, souvent, vous mangez trop car l’habitude (« Il est midi ») et les compensations affectives viennent se mêler à vos besoins réels. En fait, il est très important de faire l’expérience d’une faim véritable : c’est là que risque de se manifester la peur de manquer qui est à l’origine de bon nombre de nos comportements morbides dans notre vie quotidienne. Réussir à identifier cette peur primordiale et à la dépasser est l’une des fonction de la « survie douce ». Attendez-vous donc à sauter petit déjeuner, déjeuner ou dîner - parfois deux, parfois les trois... - car nos repas dépendront de notre cueillette, de notre rythme, des activités, du temps, etc. Mais n’ayez crainte : vous survivrez !
Il est possible que vous ressentiez de la faiblesse, voire une hypoglycémie, ce qui est sans danger pour une personne en bonne santé. Rappelez-vous que vous devez l’être pour venir avec nous (avez-vous renvoyé la feuille de décharge jointe à la lettre d’inscription ?).

Il vous faudra sans doute un certain temps pour vous habituer à cette nouvelle alimentation, mais vous ne tarderez pas à vous rendre compte que de petites quantités suffisent à vous procurer l’énergie nécessaire. Les plantes sauvages sont remarquablement nutritives, et l’on ne se nourrit pas que de substances physiques... Et tout en vous rapprochant de vos besoins réels, vous découvrirez un sentiment de légèreté, qui permet de s’accorder aux fines vibrations de la nature.

Pour la plupart des personnes, une transition de 2 ou 3 jours s’avère nécessaire, plus ou moins difficile suivant l’état de l’organisme et son adaptabilité aux changements. Attendez- vous à perdre du poids !


* le manque de sommeil…

…se fera peut-être sentir, à cause du confort précaire, de l’environnement inhabituel, du froid, de l’inquiétude... C’est une question d’équipement et d’entraînement, alors pensez-y auparavant. Il est possible que vous dormiez mal, mais ce sera aussi quelque chose à vivre, une difficulté à surmonter.


* les conditions atmosphériques…

…peuvent souvent être défavorables. Le froid et la pluie, les orages fréquents en été, en plus de leur effet physique peu agréable, peuvent saper le moral ! Un bon équipement est indispensable, et une habitude de ces difficultés permet de les supporter plus facilement.

Souvenez-vous que dans notre recherche de lieux beaux et sauvages, où la nature s’exprime encore avec force, nous serons souvent en montagne, où le climat, même en plein été, peut être rude et changeant.


* l’effort…

…pourra être ressenti comme intense : marche, montées et descentes, port du sac à dos, etc. Un bon entraînement est nécessaire, ne l’oubliez pas.

Nous marcherons parfois en pleine chaleur, sous le soleil de midi : c’est quelquefois inévitable... et c’est ça aussi la survie - aller plus loin que ses habitudes, que son confort. Pensez juste à bien boire.


* la vie en groupe…

…avec son rythme trop lent, ponctué de temps morts, peut être difficile à supporter pour certains. Souvenez-vous que pour d’autres, ce même rythme représente déjà un effort !

Les « temps morts » sont des moments particulièrement importants pour apprendre à se découvrir : toujours être en train de faire quelque chose sert souvent à cacher son vide intérieur. La survie est l’occasion d’arrêter parfois ce processus pour enfin simplement être. Asseyez-vous et écoutez, ressentez la nature, méditez... Si ce n’est pas possible, décidez de faire quelque chose mais ne vous attendez pas à être pris en charge : une survie n’est pas une randonnée programmée ni un camp de vacances. Ce que vous apprendrez ainsi aura bien plus de valeur que toutes les techniques que je pourrais vous enseigner, que toutes les informations que je pourrais vous donner. C’est de vous-même qu’il s’agit !

Cela fait partie des règles du jeu, alors soyez prêt à y faire face en exerçant votre patience et votre positivité. C’est à chacun de nous de faire marcher les choses. N’attendez pas qu’on vienne vous chercher, proposez ! Nous vous suggérons de prendre conscience du fait que l’apport de votre dynamisme est indispensable et d’être à l’écoute de celui des autres.


* l’environnement différent…

…de votre cadre de vie habituel risque de vous désécuriser. On se sent souvent tout petit devant la nature, et l’inconnu fait peur...

Soyez prêt à vivre l’imprévu car tout ne sera pas programmé, repéré à l’avance. Tâchez de devenir conscient de cet éventuel sentiment d’insécurité et d’en découvrir les causes - ce qui aidera à renverser le processus.

L’insécurité est un des mots-clés de la survie : cette expérience est un révélateur de nos peurs intérieures, des angoisses que nous avons devant l’inconnu. C’est l’occasion de les voir en face, de les identifier au lieu de les fuir comme dans la vie civilisée, et de les dépasser en se rendant compte tout simplement que la plupart d’entre elles ne sont pas fondées. Quel soulagement - après-coup !


* le manque de stimulations…

…sera peut-être un problème. Dans la vie actuelle, nous sommes habitués à toujours être en train de « faire » quelque chose, dans un monde où tout doit aller vite, où des informations nous assaillent de toutes parts... Le calme crée un vide inquiétant - que nous pouvons remplir de façon créative. A chacun de jouer !


La faiblesse due à la faim, au manque de sommeil, le sentiment d’insécurité et les autres difficultés évoquées plus haut peuvent provoquer de la mauvaise humeur, voire de l’agressivité, qui se retourneraient facilement contre l’animateur... Il ne s’agit pas de réprimer ces sentiments, jugés négatifs. S’ils se manifestent, c’est qu’il y a une raison. Mais il est important de les remettre dans une juste perspective en cherchant à voir d’où ils proviennent et ce qu’ils impliquent.

Les difficultés font partie intégrante de l’aventure. N’en rejetons pas systématiquement la faute sur les circonstances, ni sur l’« autre » car nous y avons également notre part de responsabilités. L’agressivité que nous ressentons ne provient que de nous : le groupe, l’animateur ne sont en fait que notre miroir... L’admettre, le comprendre, puis dépasser ces difficultés, c'est cela aussi qui nous aide à grandir.

Comment réagissez-vous quand quelque chose ne va pas?

Pour y réfléchir un peu, observez le dessin ci-dessous :



Pour vous, la bouteille est-elle à moitié pleine ou à moitié vide?

Lorsqu’une difficulté surgit, quelle qu’elle soit, il est très important d’en parler, dès qu’elle est perçue, à la personne concernée (si c’est le cas), ainsi qu’à l’animateur, qui est là aussi pour vous aider à la surmonter. Lorsque vous vous sentirez en confiance dans le groupe, dès qu’il sera assez soudé, parlez- en aussi avec les autres. Nous sommes là pour vivre ensemble cette aventure.

Chacun est responsable de ce qu’il vit, d’agir et de communiquer pour modifier ce qui ne va pas en cas de problème, devant l’ensemble du groupe ou devant l’animateur - évitez de le faire en petit comité sans que les choses apparaissent au grand jour. Je souhaite vous considérer comme des adultes et non comme des enfants.

Voici une occasion d’apprendre un peu plus de la vie, si riche, si passionnante!
Et si, malgré tout, les difficultés que vous rencontrez vous forcent à partir (c’est votre droit), faites-le sans arrière- pensée. L’occasion de recommencer se présentera quand vous serez prêt.

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