Projet Liban

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Plantes sauvages comestibles et médicinales…

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Les projets

Quelques associations se sont créées afin de développer la prise de conscience indispensable à une coexistence durable entre l’homme et la nature.

Parmi elles, « The lebanese house of environment », une association fondée par Sheikh Nizam Bou Khzeim est localisée à Kfarhim dans le Chouf, au sud-est de Beyrouth. Elle est en train de mettre sur pied un projet ambitieux, mais réaliste, afin de rétablir le lien des habitants avec leur environnement naturel qui devient de plus en plus ténu. « Gaia’s Gardens », sera un centre de recherche et d’initiation axé sur les énergies renouvelables, la préservation de la nature, l’agriculture biologique et la découvertes des plantes sauvages comestibles. Le terrain dévolu à cette entreprise s’étend sur plus de 10 000 m². Le centre comportera un hébergement construit selon l’architecture authentique libanaise avec des maisonnettes aux toits de tuiles rouges typiques de la région. L’énergie sera fournie par le soleil, le vent et l’eau. Un restaurant bio est également prévu, de même qu’un laboratoire de recherches et de conservation, une piscine écologique, un écosystème aquatique et des jardins. Une partie du terrain sera laissée à la nature où croissent en abondance légumes sauvages et plantes médicinales.
Aujourd’hui les concepteurs du projet recherchent des organisations et des experts en énergies renouvelables, en agriculture et en botanique pour entamer leur projet.

Les traditions de cueillette sont importantes à maintenir, tant pour l’aspect patrimonial que pour la santé des populations. En effet l’alimentation traditionnelle libanaise, dans laquelle entrent de nombreux végétaux spontanés, représente un équilibre nutritionnel remarquable proche du « régime crétois ». Au cours de ma visite, certaines personnes de la communauté ont manifesté un vif intérêt pour faire vivre et développer ces connaissances. Il a donc été décidé d’organiser des ateliers de cuisine sauvage destiné aux adultes, aux jeunes et aux enfants des écoles qui ne connaissent plus grand-chose de la nature… Ils seront animés par la personne-ressource principale, Fahima Breich, dont la connaissance des usages de la flore est remarquable.

Elle pourra également intervenir dans la région de Jezzine, au Sud-Liban, où un projet d’« écotourisme intelligent » est en train d’être développé par Maroun Aziz, de Bkassine. Là aussi, il importe de recueillir les traditions anciennes sur les plantes au sein de la communauté et de les faire vivre chez les plus jeunes. Il s’agira également de former des guides-nature qui pourront faire découvrir aux visiteurs les végétaux et leurs usages. En faisant connaître par divers moyens ces activités, il sera possible de faire venir des personnes d’Europe et d’Amérique, qui pourront vivre au Liban des moments exceptionnels, comme je l’ai moi-même vécu.